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Avant-propos



Bonjour à toi ô visiteur inconnu...

... Et bienvenue!

Quelques mots peut-être, en guise d'accueil, pour excuser par avance l'impudeur qui prévaut à la création de ce blog (comme à celle de tout blog?) et justifier que je dévoile ainsi sur la toile mes coups de coeur et mes coups de gueule.

Il faut dire avant toute chose que pour bon nombre de fans de rock (et de cinéma) l'adolescence est une période qui semble ne devoir jamais vraiment finir. Enfin, pour certains d'entre eux... pour moi en tout cas.

Il faut dire également que tout le monde n'a pas la chance d'exercer un travail  qui lui permet de partager ses passions avec les autres... Quoique? Sans être journaliste à Rock & Folk, un enseignant ou un artisan, fans de rock, pourront toujours faire passer un peu d'eux-mêmes dans leur relation à autrui mais ça ne sera jamais assez - en revanche, cela risque d'être plus délicat , dans le cadre de son travail, pour, au hasard, un contrôleur des impôts mais, après tout, à chacun sa croix!

Il faut dire enfin que le cercle de mes amis se diluant de plus en plus au fil des ans (chacun partant faire sa vie ailleurs... là où il doit), il est plutôt rassurant, hier comme aujourd'hui, de pouvoir trouver sa tribu fût-elle virtuelle. La mienne, chaleureuse et fan du boss, vit à cette adresse http://tramps-like-us.com/ et je vous la recommande vivement.

On trouvera donc sur ce blog, pêle-mêle, une trace de tous les concerts auxquels j'ai assisté, des films qui m'ont marqué durablement (rubrique Mon Panthéon), des liens pour découvrir les sites qui me plaisent le plus, des critiques des livres, des disques et des films que j'ai aimés ou pas ces derniers mois, etc.

Plaisirs souvent solitaires mais, paradoxalement, partagés par des milliers voire des millions, l'écoute d'un disque, la lecture d'un livre, la vision d'un film ou la participation à un concert permettent souvent de se redéfinir soi-même au regard des autres. N'hésitez donc pas à me faire part de vos commentaires. C'est fait pour ça!!

En tout cas, merci pour votre visite et à bientôt j'espère...

Sonic
Dimanche 20 mai 2007
Effet cannois ou phénomène purement nostalgique?

Au moment où le festival fête ses 60 ans et où toute la planète ciné cherche l'éventuel révelation de demain, l'un de mes chouchous des années 90, Hal Hartley, ex-révelation d'un jour, semble sortir du statut d'incognito qui lui va si bien depuis près d'une décennie maintenant.

Non pas que son prochain film soit annoncé comme un futur blockbuster simplement qu'il a droit à une diffusion plus large que les précédents uniquement disponibles en vidéo.

Jeff Goldblum joue dedans et cela également semble participer d'un regain d'intérêt pour celui qui avait de quoi rivaliser avec les Sodenbergh d'aujourd'hui. Fort heureusement pour nous (pour lui?), il a choisi de creuser le même sillon plutôt que de pondre Océan's 125!!

Ca s'appelle Fay Grim et ça peut s'avérer un vrai bon moment de cinoche comme on les aime...

Fay Grim - hartley
Vidéo envoyée par delmedkenobi
Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Mardi 15 mai 2007

Voilà maintenant trois semaines (presque un mois !) que ce blog n'avait pas connu de sérieuse mise à jour. Rappelé à l'ordre les toujours très Orwelliens administrateurs d’over-blog, j'attendais surtout une accalmie dans un emploi du temps particulièrement chargé pour retrouver le chemin du clavier qui mène au Web.

 

Or donc. Trois semaines (presque un mois !) au cours duquel sport, musique et cinéma ont été très présents dans mon agenda.

 

À tout seigneur, tout honneur. Allez les verts !

 

C'est d'ailleurs ce que le stade de Geoffroy-Guichard a scandé durant tout le match qui opposait les stéphanois aux malheureux nantais. La rencontre se jouait à guichets fermés, le 7 avril dernier, époque à laquelle le F. C. Nantes n'était pas encore condamné à la ligue 2. Pour une première fois dans le chaudron vert la défaite n'était pas envisageable et c'est ainsi qu'il en a été puisque le panneau d'affichage marquait 2 buts à 1 pour les verts au coup de sifflet final.

 

Très inspirés par moment l'équipe stéphanoise souffre néanmoins de lacunes défensives auxquelles il faudra impérativement remédier pour figurer parmi les cinq premiers l'an prochain. En tout cas, vivre un match de football à Saint-Étienne c’est mesurer que la réalité est à la hauteur de la légende tant le public est un véritable douzième homme.

 

Pendant ce temps-là, dans les salles obscures, les dernières semaines n'ont pas été si mauvaises qu'il pourrait y paraître. Quelques séances de rattrapage m'ont permis de constater que La vie des autres est ce qu'il convient d'appeler un véritable grand film. Le genre à conseiller les yeux fermés tant il est susceptible de plaire au plus grand nombre. Amateur de films intellos comme amoureux de divertissement. Haletant du début à la fin grâce à un suspense bien maîtrisé le film ne bascule jamais dans la facilité. Tenant avant tout à faire passer le fond avant la forme le film, oscarisé à Hollywood, adopte un style proche de celui d'un Costa-Gavras ; on imagine aisément ce qu’un remake U. S. ferait d'une telle intrigue et, ce faisant, on se dit qu'à défaut d'une constitution l'Europe a au moins une identité cinématographique non négligeable.

 

Séance de rattrapage également pour aller voir Cashback. Précédé d'une belle réputation ce long métrage qui fut d'abord un court se révèle plus attachant que brillant doté de l'essence si particulière qui fait qu'un film devient culte. Parions que celui-ci aura certainement les honneurs de nombreuses soirées vidéo entre copains quelque part entre la comédie romantique façon love actually et les comédies « ado » des années 80 signées John Hugues. Souvent inspiré, le film possède ce petit grain de folie qui manque à trop de grosses productions, n'hésitant pas à s'offrir des détours maîtrisés par le fantastique.

 

Au rayon adolescent mais cette fois-ci bien plus perturbés, on recommandera également Alpha Dog de Nick Cassavetes. Fils du grand John ce film, cousin américain de l’appât de Bertrand Tavernier brosse les portraits croisés d'une jeunesse bourgeoise en manque de repères ; tiré d'un fait divers le film adopte une démarche anthropologique en s'appuyant sur des interprètes hors pairs notamment Sharon Stone et Bruce Willis tous deux à contre-emploi dans le rôle de parents aux prises avec leur progéniture à la dérive. Peinture sociale et politique d'une société ultra violente Alpha dog est une réussite qui fait froid dans le dos.

 

Pour en finir avec les adolescents, cette fois-ci plus attardés que perturbés (quoi que ?) parlons quelques instants de Clerks 2 suite inespérée du film culte de Kevin Smith réunissant les mêmes personnages qu'il il y a 15 ans aux prises avec des problématiques similaires toutes tournées vers le cul. Monument d'humour trash le film se classe, dans le genre, en dessous des tentatives des créateurs de South Park. Il n'en demeure pas moins un spectacle particulièrement réjouissant pour ceux qui rêvent de voir un âne se faire sucer ou qui veulent rire à peu de frais du Seigneur des anneaux. Le personnage principal du film se livre à une imitation de la trilogie de Peter Jackson en insistant sur le fait que la série ne montre rien d'autre qu'un groupe d'individus qui marche… et marche encore d'un point à un autre. C'est ainsi que sous les yeux effarés de deux fans de Sauron et des Hobbits, il se met à faire quelques pas devant lui pour simuler le premier épisode ; recommence en faisant simplement un pas de côté pour le second épisode et reprend la même technique en concluant simplement son sketch par un geste qui indique qu'il vient de jeter l'anneau dans la lave du Mordor. Hilarant ! D'autres gags bien sentis font de Clerks 2 un rendez-vous immanquable pour tous les aficionados. Une merde pour tous les autres.

 

L'équipe de Clerks 2 au grand complet (sans l'âne!)

Fille de Comencini comme Nick est et le fils de Cassavetes, Francesca Comencini signe un film italien ambitieux avec A casa Nostra qui se veut une peinture réaliste de la société italienne actuelle façon Altman. Malheureusement n'est pas Altman qui veut et le film, malgré une Valéria Golino excellente échoue par trop d’ambition et pas assez d’inspiration.

 

Tout l’inverse d’Emanuele Crialese qui après Respiro s’intéresse à l’exode de paysans siciliens vers le « nouveau monde ». Située au début du XXème siècle, l’action de Golden Door (titre anglais d’un film initialement intitulé nuovomundo mais ainsi retitré en raison du film de Terence Malick) montre la part d’ombre de l’histoire des premiers immigrés américains. Pour devenir citoyen du Nouveau Monde, il faut abandonner les traditions séculaires et les vieilles croyances de sa terre, il faut se renier. Il faut être sain de corps et d'esprit, savoir obéir et jurer fidélité au drapeau. Une immigration particulièrement choisie.

 

 

Avant de dire du bien d’un film dit « pour enfants », le secret de terabithia, arrêtons-nous un instant sur l’échec cinématographique de l’année : La cité interdite. Destiné à succéder à Tigre et dragon et Hero, le film ressemble à une sorte de clip géant nous préparant psychologiquement à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques en Chine. Indigeste et chiant à mourir.

 

Autres ratages :

Next inspiré d’un récit de Philip K. Dick et interprété par Nicolas Cage ; le film raconte l’histoire d’un homme ordinaire doté d’un pouvoir qui lui pourrit l’existence. Il peut savoir ce qui va se passer 2 mn avant que cela ne se produise. A priori no big deal mais c’est sans compter sans le FBI bien déterminé à profiter des « supers pouvoirs » de ce monsieur-tout-le-monde. On vous la fera courte.  Y Veut pas mais bon finalement y’a pas de mal à s’faire du bien en aidant l’état américain. Quant on pense que dans un genre comparable ou presque Cronenberg a raconté une histoire avec des enjeux comparables en signant Dead Zone. C’était il y a plus de 20 ans et c’était 10 000 fois mieux.

Lucky You signé Curtis Hanson, pourtant réalisateur inspiré de l’excellent L.A. Confidential (à ce jour la meilleure adaptation d’Ellroy). La présence sur la B.O. de deux chansons signées du boss n’y change rien. On s’ennuie ferme dans ce film sur le poker et ses subtilités qui n’intéressera que Patrick Bruel… et encore ! Durant 2 heures on a le droit à 32 travellings sur des poignées de cartes, des jetons, des visages fermés. Dans la salle, ça ronflait dur.

 

 

Quant au Secret de terabithia, vendu comme une fausse suite du monde de narnia, il s’avère bien plus réussi que ce dernier. Bien plus « adulte » et courageux dans sa démarche car il ose confronter son jeune public à la mort, toujours difficile à appréhender à cet âge là. Un peu passé inaperçu, le film aurait gagné à être vendu sous une étiquette plus spielbergienne dont il pourrait être l’une de ses productions.

 

Enfin, pour terminer sur le cinéma, comment ne pas reprendre cette info… L’INFO DE L’ANNEE :

 

YWY, le nouveau Coppola sera présenté à Rome en octobre prochain !

Tourné pendant dix-huit mois en Roumanie le film se déroule à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, l'acteur Tim Roth interprète le héros de cette nouvelle fantastique qui acquiert la jeunesse éternelle après avoir été frappé par la foudre.

 

Mais c’est sur le plan musical que la période a été la plus riche. En plus d’avoir posé des jalons pour des concerts « à venir » (The Police le 29/09 au SDF et Brian Wilson au Grand rex le 28 juin prochain), votre serviteur s’est débrouillé pour enchaîner concert sur concert ou presque : Jeanne Cheral à Bordeaux, Marillion à Montpellier, Lalo Schiffrin au Grand Rex et Jacques Higelin à Bordeaux pour boucler la boucle. Pas si mal pour un provincial coupé des lumières de la capitale.

 

Jeanne Cherhal :

 

Portée par un très bon 3ème disque, la chanteuse s’affirme aujourd’hui bien plus qu’elle ne semblait le faire auparavant. Sur scène c’est du rock (ou peu s’en faut) toutes griffes dehors. Groupe bien soudé derrière elle, paroles excellentes, Jeanne Cherhal ne relâche jamais la pression. Qu’elle soit fougueuse ou intimiste sa musique tient le public en haleine du début à la fin. Réécrits pour la scène plusieurs morceaux s’épanouissent ici encore plus que sur L’eau, son dernier disque. Bonne surprise de ce début d’année.

 

Marillion :

 

Après un crochet par la Fnac où le groupe dédicaçait son dernier disque, rendez-vous au Rockstore, petite salle pleine à craquer qui va littéralement porter le groupe très très haut, de morceau en morceau, de rappel en rappel pour un grand moment live comme ce groupe en offre depuis un peu plus de 25 ans. Le groupe s’est même fendu d’un « this is the loudest crowd we ever had in 25 years”. Au final d’un détour par tous les albums ou presque de la période Hogarth, le groupe a conclu par Neverland, morceau de bravoure de Marbles encore dans toutes les mémoires. Auparavant Hogarth s’était amusé à reprendre l’hymne Beatles Hey Jude sans jamais avoir l’air ridicule et surtout en obtenant une participation de la salle qui aurait fait plaisir à Paul lui-même! Veille de 1er tour nombreux étaient ceux qui ont réclamé Hogarth comme président. Il a malheureusement décliné la proposition.

 

 

Setlist : Splintering Heart / See it like a Baby / Fantastic Place / A Voice from the Past / Thank You, Whoever You Are / Afraid of Sunlight / Three Minute Boy / Hey Jude / You're Gone / The Wound / Man Of A 1000 Faces / Somewhere Else / The Damage / Separated Out / Between You And Me (Encore 1) Easter / The Release (Encore 2) Neverland

 

 

Lalo Schiffrin :

 

 

Changement d’ambiance deux jours plus tard avec un voyage au coeur d’une anthologie de la musique de films, l’oeuvre de Lalo Schiffrin. Inventeur d’un genre dans le genre en mélangeant Jazz et classique l’argentin francophile était sur la scène du Grand Rex accompagné d’un orchestre capable de faire honneur à ses excentricités jazzy comme à ses compositions plus classiques. Sans parler de « setlist » on dira simplement que le programme (voir ci-dessous) était à la hauteur de la carrière du maestro.


Augmentés d’extraits de films, les morceaux joués ont permis de survoler sa collaboration avec Clint Eastwood pour les Inspecteurs Harry (Kyle le fils de Clint était sur scène pour une impro à la guitare basse) comme ses morceaux les plus célèbres (mission impossible par exemple). Un pur bonheur. Beau comme un diamant dans un écrin féerique.



 

Voir Jacques Higelin (dont le retour en forme laissait augurer du meilleur) quelques jours après ce second tour traumatique pour la France alors que ce même Higelin était sur la scène de Charlety quelques jours auparavant pour soutenir LA candidate constituait certainement le meilleur antidote à la déprime qui aurait pu nous guetter. Au terme de 3 heures de concert (égal ou presque à sa réputation), frère Jacques a offert au public Bordelais sa séance d’expiation. A coups de « Yacht et fiotte » et de doigts d’honneur envoyés à l’attention de l’ex-1er flic de France futur président, Higelin a surtout confirmé sa bonne forme musicale en livrant un set parfait. Musicalement maîtrisé laissant place à l’impro sans jamais basculer dans le délayage inutile. Champagne et tête en l’air  ont conclu un vrai grand concert comme seuls les plus grands (boss et autres) peuvent en donner. Un compliment sincère pour un grand monsieur de la scène live !!

 

Enfin bonne nouvelle : la musique live se portant bien il semblerait que les albums ne soient pas encore tous morts : The Bellrays, Bjork et Rufus Wainwright nous ont offert ces derniers mois parmi les 5 meilleures galettes de l’année.

 

Par sonic boom - Publié dans : cinerockreport
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Mardi 24 avril 2007

En attendant de vous faire le résumé des 3 dernières semaines riches en concerts et films, voici un premier témoignage vidéo de cette période enregistré le 7 avril dernier depuis les tribunes du mythique chaudron vert de Geoffroy-Guichard, le chaudron magique des verts de Saint-Etienne.

Ambiance au moment de l'entrée des deux équipes (les verts et les canaris nantais).

Enjoy! (bien des clubs rêvent d'une telle ambiance pour accueillir la lanterne rouge)

 

 


Tribunes sainté
Vidéo envoyée par delmedkenobi
Par sonic boom - Publié dans : cinerockreport
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Dimanche 11 mars 2007



Une fois n’est pas coutume. Un vrai grand coup de cœur musical. The Hold Steady, c’est le nom de groupe. Boys and Girl in america, celui de l’abum. Ca sonne comme quelque chose à mi-chemin entre Elliott Murphy (période just a story from america) et bruce à ses débuts (de Greetings à Darkness) et ça s’écoute comme un classique instantané. Inutile d'en dire plus tellement c'est une évidence dès les premières notes. Franchement ces mecs-là méritent que leur disque fasse immédiatement partie de toute discothèque rock qui se respecte. Bluffant. Prochain objectif : les voir sur scène. Ils sont visiblement déjà passés par la maroquinerie de Paris. Comme on dit, j’étais pas « aware » mais promis la prochaine fois on y sera là ou ailleurs.

 

J’essaye également de mettre la main sur les deux premiers disques Almost killed me (2004) et Separation Sunday (2005) et je vous en reparle.

 

L'autre incontournable de ce début 2007 c'est le nouveau disque de Jesse Sykes and the sweet hereafter "Like, Love, Lust And The Open halls Of The Soul". Une confirmation après l'excellent "Oh my girl" paru en 2004 qui faisait figure d'ovni dans la scène rock de l'époque.

3 ans après, cette grâce providentielle que l'on croyait jusqu'à alors réservée à certains des meilleurs disques de Neil Young est ici convoquée pour faire de ce disque la perle rare du rock actuel.

Voici la pochette, elle en dit long, je trouve, sur la beauté qui caractérise cette musique :

Et, cerise sur le gâteau, voici un lien pour écouter avant d'acheter en toute légalité (si c'est pas beau ça!!) : http://www.barsuk.com/bands/jessesykes

Par sonic boom - Publié dans : musique
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Dimanche 11 mars 2007

Alors que ce blog annonçait fièrement lors de sa création qu’il saurait, en plus d’avis, plus ou moins éclairés sur le cinéma et la musique, faire partager avec les internautes de passage ses coups de cœur et ses coups de gueule en matière de lecture, il faut bien reconnaître que de ce côté-là c’est le calme plat, le vide intersidéral.

 

 

A croire que la lecture a été bannie de mes habitudes ; il faut malheureusement se rendre à l’évidence, à l’exception de notes, circulaires, lois et autres réjouissances de ce type mes lectures sont au point mort. Certes, avec un peu plus de courage, j’aurais pu vous dire, ces deux dernières années, tout le bien que je pense de James Ellroy mais je préfère attendre la sortie du troisième tome de sa trilogie américaine ; j’aurais pu vous dire également le bonheur que j’ai eu à lire le (les) dernier(s) Paul Auster (mais j’ai pas eu le temps) ou le dernier John Irving (mais depuis mon anniversaire il trône sur ma bibliothèque en attendant que je l’ouvre). J’aurais pu également vous faire partager le plaisir qu’il y a à parcourir la correspondance d’Hunter Thompson, regroupée dans un ouvrage, Gonzo Highway. Mais finalement, c’est d’un livre qui n’en est pas véritablement un dont je vais vous parler. Une compilation (c’est même marqué « anthologie » sur la couverture) des répliques cultes de films d’action. Un véritable bonheur pour tous les fans de séries B. Ca s’appelle Même pas mal et c’est signé par Olivier Bousquet et Arnaud Devillard.

 

 

Plutôt qu’un long discours je préfère vous offrir quelques exemples de ce qu’on trouve dans cet ouvrage peu coûteux et particulièrement jouissif. Un florilège de bons mots, tous plus cons les uns que les autres. S’il fallait traduire cet ouvrage en Anglais on aurait pu l’appeler : « It’s only rock’n’roll but i like it »

 

 

Extrait de Shaft : « Viens faire chier le bélier et tu choperas ses cornes au cul »

 

Mel Gibson dans Payback : « Le problème, quand on casse du Chinetoque, c’est qu’une heure après on en redemande ».

 

Extrait Rocky IV : « S’il meurt, il meurt ».

 

Extrait de Profil bas : « Je sais toujours pas qui tu es mais t’as une sacrée paire de couilles.

Pas toi ?

 Je crois que je suis monté sur le même modèle ».

 

 

Une ou deux dernières pour la route :

 

 

Rambo III : « Alors ? Où est-ce que les missiles sont localisés ?

Tout près. 

Où ça ?

Dans ton cul »

 

 

La loi de Murphy : « Tu sais compter jusqu’à cinq ?

Oui

 T’as déjà essayé sans les dents ».

 

 

C’est publié chez Flammarion et ça devrait être rembourser par la sécu.

 

Par sonic boom - Publié dans : cinerockreport
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