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Avant-propos



Bonjour à toi ô visiteur inconnu...

... Et bienvenue!

Quelques mots peut-être, en guise d'accueil, pour excuser par avance l'impudeur qui prévaut à la création de ce blog (comme à celle de tout blog?) et justifier que je dévoile ainsi sur la toile mes coups de coeur et mes coups de gueule.

Il faut dire avant toute chose que pour bon nombre de fans de rock (et de cinéma) l'adolescence est une période qui semble ne devoir jamais vraiment finir. Enfin, pour certains d'entre eux... pour moi en tout cas.

Il faut dire également que tout le monde n'a pas la chance d'exercer un travail  qui lui permet de partager ses passions avec les autres... Quoique? Sans être journaliste à Rock & Folk, un enseignant ou un artisan, fans de rock, pourront toujours faire passer un peu d'eux-mêmes dans leur relation à autrui mais ça ne sera jamais assez - en revanche, cela risque d'être plus délicat , dans le cadre de son travail, pour, au hasard, un contrôleur des impôts mais, après tout, à chacun sa croix!

Il faut dire enfin que le cercle de mes amis se diluant de plus en plus au fil des ans (chacun partant faire sa vie ailleurs... là où il doit), il est plutôt rassurant, hier comme aujourd'hui, de pouvoir trouver sa tribu fût-elle virtuelle. La mienne, chaleureuse et fan du boss, vit à cette adresse http://tramps-like-us.com/ et je vous la recommande vivement.

On trouvera donc sur ce blog, pêle-mêle, une trace de tous les concerts auxquels j'ai assisté, des films qui m'ont marqué durablement (rubrique Mon Panthéon), des liens pour découvrir les sites qui me plaisent le plus, des critiques des livres, des disques et des films que j'ai aimés ou pas ces derniers mois, etc.

Plaisirs souvent solitaires mais, paradoxalement, partagés par des milliers voire des millions, l'écoute d'un disque, la lecture d'un livre, la vision d'un film ou la participation à un concert permettent souvent de se redéfinir soi-même au regard des autres. N'hésitez donc pas à me faire part de vos commentaires. C'est fait pour ça!!

En tout cas, merci pour votre visite et à bientôt j'espère...

Sonic
Mardi 6 juin 2006

Da Vinci Code de Ron Howard

 
Certains films ne méritent pas de seconde chance. Ils ne méritent pas de chance du tout d’ailleurs. Sauf à les voir sous l’angle du nanar. Mais dans ce cas-là il faut y être prédisposé. Se dire qu’on va au cinoche pour se payer une bonne tranche de rire. Da vinci code est de ceux-là. A part à se dire que tout le monde dans ce long métrage s’est passé le mot pour en faire un moment d’anthologie véritable, on ne voit pas quoi sauver de ce faux suspens autour des origines du christianisme. Ereinté par la critique cannoise, Da Vinci avait, à ce titre, le bénéfice du doute. Le cinéma populaire et Cannes ne font que rarement bon ménage. De surcroît, à l’instar de l’effet produit par une critique unanimement positive, les cabales médiatiques ont tendance à donner envie au cinéphile qui sommeille en nous d’aller confronter sa vision à la pensée unique dominante. C’est peu dire donc de la déception qui suit la vision Da Vinci code. Truffé de n’importe quoi (ah ces messages en anglais dans le texte laissé par un Leonard De Vinci conscient, en plus d’être génial, que la langue dominante d’aujourd’hui serait celle de l’oncle Sam !!!), le film pêche surtout par sa lenteur. Un comble pour un divertissement. Dans le même genre, et sans se prendre au sérieux, Benjamin Gates et le trésor des templiers, avait le bon goût de tenir son public en haleine jusqu’au bout et de l’associer à la résolution des énigmes. Là non. Qui plus est, pour nous français, la performance de Reno et Tautou est en dessous de tout. Quant à Tom Hanks, plutôt sympa dans son rôle de personnage projeté au milieu d’une intrigue qui le dépasse, il offre sa première contre performance depuis un bail lui qui avait réussi à brillamment enchaîner des films aussi différents que le Soldat Ryan, The terminal, ladykillers ou catch me if you can. Seul espoir pour le film de Ron howard : terminer sa carrière en faisant office de navet de référence.  Une façon comme une autres de  faire date dans les annales du 7ème art.

 
OSS 117
de Michel Hazanavicius

 
Fans des nuls, voici un film fait pour vous! Nonobstant le fait qu’il aurait été mille fois meilleur s’il avait été interprété par Alain Chabat, OSS 117 est une vraie bonne surprise. A l’instar de la Cité de la peur,  le film de Michel Hazanavicius est bourré de jeux de mots plus ou moins douloureux mais ô combien savoureux in fine; bourré de gags visuels également qui devraient permettre au film passer à la postérité à l’occasion de futures diffusions télé. Bref un film culte rempli de répliques qui feront date d’autant qu’elles s’appuient sur une brillante mise en scène tout en clins d’œil à l’esthétique des sixties. Doté d’un humour décalé qui doit beaucoup au personnage pour le coup particulièrement décalé (pour ne pas dire anachronique) qu’interprète Jean Dujardin, le film joue de cet anachronisme qui semble pourtant en dire long sur notre époque et notre pays. Car ce James Bond franchouillard qui offre des photos du président René Coty à tour de bras, ce défenseur de l’empire colonial a sûrement beaucoup de points communs avec ceux qui souhaitent aujourd’hui la réforme des manuels d’histoire sur le rôle positif qu’a joué la France pour ses colonies. Bref on appelle ça « du rire intelligent » et c’est suffisamment rare pour être signalé.

Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 31 mai 2006

Retour sur une série de films plus ou moins marquants de ces dernières semaines…

 

Inside Man de Spike Lee – Un générique mémorable rythmé par une musique indienne estampillée bollywood – un générique qui croque en quelques plans la grosse pomme comme seul un new-yorkais saurait le faire. Quelques plans post-9/11 qui en disent plus long qu’un film entier. Des clins d’œil discrets aux problématiques ethniques qui ont longtemps constitué la marque de fabrique de l’auteur de Do the Right Thing archétype du meilleur premier film de tous les temps (même s’il s’agissait en fait de son second !!). Film de genre, film policier, Inside Man tire son épingle du jeu même s’il ne s’agit que d’une énième variation sur des codes mille fois utilisés par Hollywood pour mettre en scène le hold-up parfait. Ingénieux lorsqu’il s’agit de tromper la vigilance du public pour le tenir en haleine jusqu’au bout, Spike Lee profite d’une intrigue bien ficelée pour s’intéresser à ses personnages aussi secondaires soient-ils. C’est ce qui sauve le film de l’anonymat. Aidé par un casting solide (Jodie Foster, Denzel Washington, Christopher Plummer…), Spike Lee impose sa signature à ce qui aurait pu n’être qu’un simple film de commande. Avec son flic black en but à une hiérarchie corrompue, ses otages multiethniques et son personnage d’aristocrate dont la fortune s’est faite sur le sang des camps nazis, le film de Spike Lee distille un propos politiquement engagé qui contribue à faire d’Inside Man un divertissement de qualité.

 

Silent Hill de Christophe Gans – Après la pari réussi du Pacte des Loups, synthèse quasi parfaite entre le film de genre et le film d’auteur, on était en droit d’espérer beaucoup du nouveau film de l’ancien red’chef de Starfix (pour les ignares ou les plus jeunes voir l’article consacré à la revue, disponible à l’adresse suivante http://www.filmdeculte.com/coupdeprojo/starfix.php). D’autant plus qu’il s’était entouré pour l’occasion de son ancien camarade, Nicolas Boukhrief, réalisateur de l’excellent Convoyeur avec Dupontel. En choisissant de porter à l’écran un jeu vidéo, Gans ne pouvait faire autrement que d’afficher à l’écran de véritables partis pris narratifs et esthétiques. Malheureusement malgré une réalisation soignée  et un final époustouflant (digne d’Hellraiser), le film n’est jamais rien d’autre qu’une série B qui ne fera pas date dans l’histoire du 7ème art.

Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 31 mai 2006
Le Festival de Cannes a beau proposer, chaque année, une sélection officielle prometteuse, les  véritables cinéphiles savent que les chefs d'oeuvre ne sont que très rarement projetés dans la grande salle du palais des festivals.  C'est plutôt du côté des sélections parallèles comme la quinzaine des réalisateurs et la semaine de la critique que l'on trouve les perles rares. Cette année, la perle est signé d'un revenant et pas n'importe lequel : William Friedkin. Mister French connection, l'exorciste et Police Fédéral Los Angelès himself!! Le film s'appelle Bug et à en croire les premiers échos, il pourrait s'agir de l'un des tous meilleurs films de celui qui fût l'espace d'un temps l'égal des Spielberg, Coppola, De Palma et Scorcese.

L'histoire : Agnes, une femme logeant dans un vieux motel, vit dans la peur de son ex-mari violent. Elle retrouve un peu d'espoir lorsqu'elle entame une romance avec Peter. Mais cet homme, ancien soldat paranoiaque, va devenir très perturbé lorsque les premiers insectes vont faire leur apparition.

Sortie US prévue pour décembre. Aucune date pour la France.
Les temps sont durs, l'époque troublée, Welcome back Billy!

Friedkin au travail
Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Mardi 16 mai 2006

 

Au total, Michel Polnareff donnera huit concerts qui auront lieu les 2, 3, 4, 6, 7, 9, 10 et 11 mars 2007.

De notre côté, c'est réservé pour le 3 au soir... Avis aux amateurs. L'un des rares monuments pop de la chanson française...

Par sonic boom - Publié dans : musique
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Lundi 15 mai 2006

Même s’il ne squatte pas les premières places des hits français ces dernières années, Bruce continue de remplir les salles. Complet à chaque fois : le Stade de France en 2003, Bercy l’an passé et cette année encore. 3 concerts en trois ans, trois albums différents, trois concerts qui n’ont qu’un seul point commun : Bruce et sa maîtrise totale de la scène. Une fois encore, le monde se divise bel et bien en deux : ceux qui n’aiment pas le boss et ceux qui l’ont vu sur scène. Parce que les autres grands de la scène rock mondiale ont déçu un jour ou l’autre, parce qu’ils sont morts ou trop vieux pour assumer ce rôle, parce qu’il a construit sa légende sur ses prestations scéniques et que la vérité est encore supérieure au mythe, Bruce demeure le plus grand performer en activité.

 

 

 

Pour les fans et tous les autres présents à Bercy, une évidence : cet homme est décidément incapable de rater un concert. Avec le E. Street band au grand complet, seul sur scène ou entouré d’un groupe hétéroclite de 17 musiciens (le Seeger session Band), Bruce, 57 ans dans quelques mois, continue de monter sur les planches comme si sa vie en dépendait. Prêt à tout donner pour son public, sans compter. Et cela se sent dès le premier morceau. Il n’y aura pas de round d’observation. Il n’y en a jamais avec le boss. Les lumières s’éteignent, one, two… one, two, three, four : John Henry ouvre le bal et se démarque d’entrée de la version du disque. La voix du boss, puissante et précise harponne le POPB qui chavire instantanément (une voix dont on ne cessera jamais assez de dire combien elle ne cesse de s’améliorer alors qu’à son âge c’est souvent l’inverse qui se produit). Les voix s’élèvent déjà dans la fosse pour accompagner le refrain. Il en sera ainsi sur chaque morceau jusqu’à transformer Bercy en stade de foot Anglais à plusieurs occasions (If i should fall behind, Oklahoma Home, Jacob’s Ladder). Bruce l’a dit : « on va s’amuser ce soir ». Les versions présentées sur scènes exploitent parfaitement la section de cuivre, les violons, le banjo, les choristes ou bien encore le piano bastringue réunis pour l’occasion. Aucun second rôle dans ce groupe. Inlassable bosseur, Bruce a pris le temps de réarranger chacune des chansons jouées ce soir. Les plus récentes (Mrs McGrath et son final à la grosse caisse à vous filer le frisson, Oklahoma Home et ses guitares hawaïennes) comme les plus anciennes (Cadillac ranch en medley avec Mystery train). Rompu à l’exercice de la scène, le boss alterne les moments de pure folie (Open all night) avec d’autres plus calmes (We shall overcome, my city of ruins). Malgré cela l’énergie reste intacte d’un bout à l’autre du concert. Qu’il s’agisse de rendre hommage aux victimes de la Nouvelle Orléans, d’épingler le gouvernement Bush, de chanter pour le retour des soldats ou de simplement faire la fête autour de standards comme Buffalo Gals en invitant deux potes (Garland Geffreys et Elliot Murphy) à monter sur scène, le concert ne souffrira d’aucune baisse d’intensité : ça swingue et ça rock d’un bout à l’autre du show. Car en fin de compte le boss transforme en rock tout ce qu’il touche. Hommage à la musique populaire américaine, retour aux sources, voyage en plein dixieland, Bruce intègre toutes ces influences pour les faire siennes. Comme on dit : « Everything old is new again ». Mais le plus important peut-être c’est qu’en offrant à ses fans une fête monumentale de 2h30, Bruce prouve une fois de plus, 20 ans après l’album Born in The Usa, que l’on peut s’amuser en parlant de choses graves. Sauf que cette fois-ci l’ambiguïté n’est plus de mise. Ses chansons parlent de guerre, d’oppression, de dépression, comme celles de Born in the USA, Nebraska ou The River. Elles parlent surtout d’espoir et de foi : we shall overcome… someday. Grâce à lui, ces paroles sont plus qu’une simple formule. Le Dieu du rock était parmi nous et il l’a confirmé à Milan et Barcelone : il sera de retour cet automne. De quoi se convertir pour ceux qui n’ont pas encore eu l’illumination. 


Par sonic boom - Publié dans : musique
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