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Avant-propos



Bonjour à toi ô visiteur inconnu...

... Et bienvenue!

Quelques mots peut-être, en guise d'accueil, pour excuser par avance l'impudeur qui prévaut à la création de ce blog (comme à celle de tout blog?) et justifier que je dévoile ainsi sur la toile mes coups de coeur et mes coups de gueule.

Il faut dire avant toute chose que pour bon nombre de fans de rock (et de cinéma) l'adolescence est une période qui semble ne devoir jamais vraiment finir. Enfin, pour certains d'entre eux... pour moi en tout cas.

Il faut dire également que tout le monde n'a pas la chance d'exercer un travail  qui lui permet de partager ses passions avec les autres... Quoique? Sans être journaliste à Rock & Folk, un enseignant ou un artisan, fans de rock, pourront toujours faire passer un peu d'eux-mêmes dans leur relation à autrui mais ça ne sera jamais assez - en revanche, cela risque d'être plus délicat , dans le cadre de son travail, pour, au hasard, un contrôleur des impôts mais, après tout, à chacun sa croix!

Il faut dire enfin que le cercle de mes amis se diluant de plus en plus au fil des ans (chacun partant faire sa vie ailleurs... là où il doit), il est plutôt rassurant, hier comme aujourd'hui, de pouvoir trouver sa tribu fût-elle virtuelle. La mienne, chaleureuse et fan du boss, vit à cette adresse http://tramps-like-us.com/ et je vous la recommande vivement.

On trouvera donc sur ce blog, pêle-mêle, une trace de tous les concerts auxquels j'ai assisté, des films qui m'ont marqué durablement (rubrique Mon Panthéon), des liens pour découvrir les sites qui me plaisent le plus, des critiques des livres, des disques et des films que j'ai aimés ou pas ces derniers mois, etc.

Plaisirs souvent solitaires mais, paradoxalement, partagés par des milliers voire des millions, l'écoute d'un disque, la lecture d'un livre, la vision d'un film ou la participation à un concert permettent souvent de se redéfinir soi-même au regard des autres. N'hésitez donc pas à me faire part de vos commentaires. C'est fait pour ça!!

En tout cas, merci pour votre visite et à bientôt j'espère...

Sonic
Dimanche 14 janvier 2007

Alors que 2006 vient de s’achever, il est grand temps que ce blog revienne sur l’une des meilleures pelloches de l’année : le dernier film de Martin Scorcese, The departed. Au passage, on préfèrera sans hésitation le titre original à sa traduction française, les infiltrés. Quand bien même celle-ci a du sens, elle ne fait pas honneur aux intentions sombres de son auteur. The departed signifie littéralement les disparus. Et lorsqu’on fait les comptes à la fin du film, aucun autre titre ne pourrait mieux convenir. Remake inspiré d’un chef d’œuvre, le film jette un regard d’une noirceur infinie sur la société américaine. Un monde tellement rongé par la corruption que celle-ci vous cueille lorsque vous êtes encore en culottes courtes. A ce titre, les scènes qui présentent les deux personnages principaux lorsqu’ils sont encore enfants sont d’une incontestable cruauté. Il faut voir, en effet, Nicholson s’adresser au jeune Matt Damon tel un dealer rôdant autour de sa proie. Il est tout simplement  terrifiant… presque diabolique. Mais chez Scorcese pas de manichéisme, le bien et le mal se côtoient au point qu’il devient impossible de distinguer l’un de l’autre. Doté d’une brochette d’acteurs tous plus inspirés les uns que les autres (avec une mention particulière à Di Caprio qui livre ici la meilleure performance de sa jeune carrière), le film ne faiblit jamais malgré sa durée (près de 2h30). Parler de chef d’œuvre au regard de la filmo d’un tel génie n’aurait aucun sens mais constater et savourer que de telles pelloches existent en ce début de millénaire a de quoi permettre d’espérer de beaux lendemains… au moins cinématographiquement car le film et Scorcese sont convaincus du contraire. Tout est pourri. No future… à part pour les rats.

 

Une certaine justice consisterait à récompenser Di Caprio et Scorcese lors des prochains oscars d’Hollywood. La justice n’étant pas de ce monde, il y a fort à parier que le film repartira bredouille.

Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 14 janvier 2007

L’info qui chasse toutes les autres !!

 

Le manque de temps nous a empêché de dire ici tout le bien qu’il faut penser du dernier Scorcese – l’un des meilleurs films de 2006. Un vrai bijou (on y reviendra c’est promis). Sans parler de bijou, on peut également dire que le film de Guillaume Canet, Ne le dis à personne est une véritable réussite. Du vrai cinéma populaire. Un divertissement intelligent si vous préférez…

 

Mais tout cela n’est rien à côté de l’annonce du retour de Coppola aux commandes d’un film. Non seulement c’est vrai mais on peut voir quelques images sur le site officiel du film. Filmé à Bucarest, sans esbroufe si l’on se fie aux indications qui figurent sur le site, le film intitulé Youth without youth consacre le retour du dernier des géants. Inspiré par l’auteur du MYTHE DE L' ÉTERNAL RETOUR,  Mircea Eliade, voici ce qu’on peut lire sur le site du film, c’est signé Coppola et c’est BÔ !

 

“YOUTH
I've been thinking about what seems to be a repeating pattern: artists who distinguish themselves when they are young, and then never can quite reach those levels again. There are many examples, especially in literature, the theater, and of course in film. I think of some of the greats I've admired in my own life: Tennessee Williams, who wrote THE GLASS MENAGERIE and A STREETCAR NAMED DESIRE when he was in his thirties and then was tormented by critics as well as himself for failing to match those achievements later in life; Norman Mailer, who was twenty-five when he wrote THE NAKED AND THE DEAD, and kept working, reaching ever upward and not quite making it; Joseph Heller, who wrote CATCH-22 in 1961 and never topped it; J. D. Salinger, who wrote his two great books and stories early on and then nothing; and many others, including poets and playwrights who took their own lives rather than face the fact that their creative summits seemed to have passed. Many artists arrive at what seems to be the peaks of their careers when they are quite young, and though they try hard, find that in the eyes of critics, their readers or audiences, and perhaps even themselves -they never match or outdo the work of their youth. Even the great Fellini tormented himself over what he felt were a series of failures beginning with GUILETTA DEGLI SPIRITTI. But there have been exceptions, of course - few but great. Think of Shakespeare, who continually seemed to be able to reinvent himself; and Akira Kurosawa, who made magnificent films throughout his long life despite great periods of depression. Braque never was able to outdo the work of his younger self, but his colleague Picasso did. And when Giuseppe Verdi was eighty years old and considered at the end of a beloved career, he astonished all with the great work FALSTAFF. Why is this? What are the reasons? Is it only that genius at the level of Shakespeare, Verdi, Kurosawa and Picasso is as rare and precious as it would seem, or are there other factors as well?
More on this subject will come.... »


 

Le site du film : http://www.ywyfilm.com/

Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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Lundi 25 décembre 2006

Vivement que 2006 se termine très vite tant l'hécatombe semble devoir se poursuivre encore et encore : Altman, Noiret, Ertegun... et maintenant James Brown. Un putain de monument à lui tout seul! Auteur de certains des meilleurs disques de la musique populaire de la seconde moitié du 20ème siècle. Son live à l'appolo peut même se classer haut la main dans les tous meilleurs disques live de tous les temps. Voir un génie s'en aller ça fait toujours beaucoup de peine. Ces dernières années nous avaient fait découvrir sa facette jazz et ce n'était, là encore, que pur bonheur.

So long brother!

Par sonic boom - Publié dans : musique
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Mercredi 20 décembre 2006
Ahmet Ertegun est mort.

Rares sont les patrons de label qui sortent de l'anonymat. Il était une rock star parmi les rock star!! Une légende dans le monde de l'industrie musicale, fondateur du fameux label Atlantic Records.

Il avait fondé le label avec Herb Abramson en 1947et a notamment signé des artistes tels Ray Charles, Aretha Franklin, Buffalo Springfield, Crosby, Stills, Nash and Young, Cream, Yes et Led Zeppelin.

Ahmet Ertegun est mort ce 14 décembre 2006 à l'âge de 83 ans. Il sera inhumé en Turquie, là où il est né en 1923.

Avec un peu de chance, tous les artistes cités ci-dessus et qui sont encore de ce monde lui rendront un hommage en donnant un dernier concert... Tous ensemble, comme pour les 40 ans du label fêtés au madison square garden. Une soirée au cours de laquelle Led Zep s'était reformé en hommage au boss des disques Atlantic.

R-E-S-P-E-C-T


Ahmet et Mick au R'nR Hall of Fame (2004)
Par sonic boom - Publié dans : musique
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Mercredi 13 décembre 2006

En choisissant de renouveler l’acteur qui joue Bond tous les 3 ou 4 épisodes et en espaçant de plus en plus les films de la série, les producteurs de ce qu’il est convenu d’appeler une franchise lorsqu’on parle de James Bond ont réussi ce que personne avant eux n’avait imaginé : maintenir à flot, décennie après décennie, un héros qui a pourtant vu le jour dans les sixties. Contemporain des Beatles et des Stones, James Bond fait son come-back alors que le 3ème millénaire est déjà bien entamé. A cheval sur deux époques : un pied dans le passé (le titre du film, premier opus de Ian Fleming, renvoie aux origines du personnage, le début du film en noir et blanc, l’absence de gadget high-tech), un autre dans l’avenir (le générique typiquement jeu vidéo a de quoi faire regretter les corps lascifs des james bond girls qui parsemaient les écrans de notre jeunesse, le contexte politique mâtiné de terrorisme est typiquement post 9/11).

 Or donc. Avant même de juger un bond sur son histoire il convient de porter un avis sur son acteur principal, son méchant et ses « girls ». Dans le rôle de Bond, Daniel Craig renouvelle agréablement le genre et insuffle à nouveau au personnage cette virilité qui semblait faire défaut à la série depuis que Sean Connery a décidé de tourner la page. Un problème néanmoins : Sean était viril et classe à la fois. Brutal et charmeur. Craig peine un peu à cumuler ces deux qualités essentielles chez un Bond : plus viril que séducteur, il ne démérite pas mais devra forcément gagner en charisme s’il reprend du service pour un nouvel épisode. Côté méchant, un dénommé Le chiffre à la botte des grands réseaux terroristes de ce monde, permet d’éviter la caricature grossière qui avait plombé certains des films de la série. Les plus nostalgiques regretteront que Mads Mikkelsen (c’est son nom !) ne caresse pas de matou blanc au détour d’un plan. Quant à Eva Green, l’une des rares James bond girls à réconcilier le fond et la forme, elle fera date dans l’histoire des « bad » girls chères aux Bond.

  

 

 

 

 Dommage qu'elle doive mourir!!

 

 Et le film dans tout ça allez-vous me dire ? Ben justement pas aussi bien qu’on aurait pu l’espérer. Ou alors c'est qu'on en espérait trop... L’intrigue n’est pas très bandante. Le film se concentrant sur la relation entre Bond et Eva Green, il en oublie parfois de nous tenir en haleine. Certes, les scènes d’action (poursuite à pied, sur une piste d’aéroport) sont réussies mais quelques longueurs impardonnables viennent ralentir inutilement le film. A ce titre, la scène du Casino où Bond et Le chiffre se livrent un duel sans merci à la table de poker est 12 fois trop longue à part, peut-être, pour les véritables amateurs de cartes ! Au final, le film, qui doit se lire avant tout comme une introduction à la série, respecte son cahier des charges et donne envie de voir le prochain. C’est déjà pas si mal.

 

 

 

 

Par sonic boom - Publié dans : Cinéma
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